Obscurité-Lumière-Obscurité
(Tma-svetlo-tma ; 1989 ; 8’ ; couleur) :
Un petit résumé des obsessions organiques de Svankmajer.
L’homme qui se construit, se génère lui-même,
cumule la glaise de la création et les organes déjà
fabriqués tels que la langue, le cerveau etc… pour au final
se trouver prisonnier.
Les
possibilités du dialogue (Moznosti dialogu ; 1982 ;
11’30 ; couleur) :
[Dialogue objectif / Dialogue passionné / Dialogue épuisant].
Probablement l’un des films de Svankmajer dans lequel les obsessions
et le style du cinéaste sont exprimés avec le plus de
brio. Pouvant par sa richesse engendrer de multiples lectures, ce chef-d’œuvre
de l’animation a provoqué les foudres des autorités
communistes tchèques de l’époque.
Et cetera (Et cetera ; 1966 ; 7’15
; couleur) :
L’homme est un animal brutal et présenté comme tel.
Très graphique, ce film est un chef d’œuvre de simplicité
apparente. La dénonciation qu’il recèle est caractéristique
du pouvoir critique que le surréalisme peut développer
à l’égard de la société et de la nature
humaine ignorante.
L’appartement (Byt ; 1968 ; 12’30
; noir et blanc) :
C’est le conte surréaliste par excellence. L’homme
est en prise avec l’absurdité du monde environnant, un
monde agressif n’obéissant à aucune règle
connue. Pris au piège, il n’a plus qu’à accepter
son destin. Un film pourtant humoristique.
Jeux virils (Muzne hry ; 1988 ; 12’
; couleur) :
La cruauté et la critique de l’animalité de l’homme
constituent la base de ce film très violent. Le mélange
décor réel / personnages animé est exceptionnel.
Historia naturae (Historia naturae
; 1967 ; 9’ ; couleur) :
En plusieurs volets, les prises de vue réelle et les photographies
de planches animales s’enchaînent rapidement pour composer
des tableaux graphiques avant de clôturer sur le gros plan d’un
homme avalant une bouchée de nature indéterminée.
Quelque soit l’animal, l’homme - en prédateur carnassier
- finit toujours par manger le produit de la nature.
|